Vie communale

Evènements 2011

Cérémonie du Souvenir au monument de Moulin-des-Ponts

 

 

 

 

 

Cérémonie du Souvenir au monument de Moulin-des-Ponts

 

 

 

 

 

Comme chaque premier vendredi de juin, une délégation du Premier Bataillon des Francs Tireurs Partisans Français (FTPF), accompagnée de Aimé Girard, maire, de représentants d'anciens combattants et de quelques villemontois, vient fleurir le monument aux Morts de Moulin-des-Ponts et se souvenir de la terrible journée du 14 juin 1944.


"Se souvenir pour ne pas oublier,... rester toujours vigilant,... ne pas laisser de place aux extrémistes de tous bords, ... redoubler d'attention pour garder notre liberté dans un monde devenu violent, perturbé et égoïste, où le bon sens est souvent mis en berne, où l'on oublie trop souvent le sens des mots "liberté, égalité, fraternité", trois mots qui sont pourtant notre devise nationale, ..." telles sont quelques-unes des remarques appuyées faites par les anciens combattants à l'issue de la cérémonie qui s'est terminée par le verre de l'amitié à la mairie de Villemotier.

 

Un petit rappel historique :

 

En 1944, la France est occupée par l'Allemagne nazie. Dès l'annonce du débarquement allié, les "hommes de l'ombre" freinent le remontée des soldats du Reich. La Résistance locale est très active le long de la voie ferrée Bourg-Saint-Amour-Lons et les représailles allemandes sont nombreuses et très violentes.


Le 14 juin, une embuscade est tendue à Moulin-des-Ponts par les maquisards. Tout est en place depuis la veille. 450 hommes attendent des troupes par la route. Mais c'est un train blindé qui arrive. Il faut encercler l'ennemi. Des secours allemands arrivent par la route et le rail. L'effectif ennemi est d'environ 1000 soldats. Les maquisards, qui connaissent parfaitement le terrain, reçoivent le renfort d'un détachement de l'Armée Rouge. Les combats sont violents vers le hameau de Moulin des Ponts. René Pommateau, cafetier à Moulin-des-Ponts, est frappé et abattu par les nazis, Léon Bouilloux, charpentier au Carouge, est égelement tué. Cinq maisons sont incendiées. Lors de cette bataille, les maquisards déploreront trois blessés légers et quatre décès : André Passet, Bernard Basset, Lucien Larcher et Yvan Tchernov, soldat de l'Armée Rouge. Le soir un officier allemend qui passe par Coligny déclare : "Nous vengerons nos cent Kamaraden de Moulin-des-Ponts". Le 19 août, nouvel accrochage entre la Résistance et les soldats allemands cantonnés à la gare. Un voyageur de Lyon, Louis Coste est abattu par l'occupant.


En ce mois de juin 1944, les villemontois sont encore sous le choc des horreurs perpétrées quelques semaines plus tôt au hameau de Saint-Germain par les SS et la Gestapo. La ferme Bonnet servait alors de transit pour faire passer des enfants et des adolescents israélites dans des lieux plus sûrs que la France occupée. Avec une milice particulièrement zélée, la menace nazie se rapprochait. Il ne restait que peu de personnes à la ferme de Saint-Germain. Le 19 mai, de bon matin, deux fermiers viennent avertir le groupe du grand danger. Mais plus le temps de fuir. L'ennemi arrive et massacre cinq personnes : Jean Schwab, Aron Wolf, Roger Meyer, Charles Cwang et Raphaël Hotowitz ; âgées de 16 à 34 ans. Deux autres personnes sont arrêtées : Berthe Bloch et Paul Strauss. Berthe Bloch, enceinte, sera libérée. Paul Srauss sera déporté et mourra à Auschwitz le 1er février 1945. Seul Jacques Frances réussira à s'enfuir. Dans la ferme, personne n'était armé. Avant de partir, les nazis pilleront la ferme, mais laisseront le cheval.


Un mois après la bataille de Moulin-des-Ponts, mi-juillet, les soldats du IIIème Reich mettaient le feu aux villages de Poisoux, Verjon, Chevignat, Courmangoux, Cuisiat, Pressiat et Roissiat.