Marcelle GAVAND est partie

 

Marcelle Bérodier voit le jour le 20 juillet 1922.

 

Aînée d'une famille de deux enfants, elle grandit à la ferme familiale située à Montfollet. La vie s'écoule paisiblement entre l'école communale et les travaux agricoles auxquels tous les enfants de la campagne doivent alors prendre part.

En 1944, elle unit sa destinée à Camille Gavand, un autre jeune du village. Le jeune couple s'installe aux "Lyardets". Les jeunes époux travaillent la terre, s'occupent des quelques vaches, et Camille va travailler à la journée pour la commune ou pour l'entreprise Pommateau à Salavre afin d'améliorer l'ordinaire.

Fin 1944, la famille s'agrandit avec la naissance de Daniel, qui sera suivie en 1947 de celle de Jean.

En 1948, Marcelle perd son papa, et les bras manquent pour exploiter la ferme familiale. La petite famille va déménager pour venir s'établir à "Montfollet" et faire valoir le domaine.

En 1955, un troisième garçon, André dit Charly vient étoffer la famille.

Fin des années 60, la famille déménage de quelques centaines de mètres pour s'établir au "Fay", dans un domaine mieux adapté aux besoins de la famille. La vie est paisible, mais le bonheur familial est de courte durée. Son mari a des problèmes de santé qui deviennent, au fil des années, de plus en plus importants et de plus en plus invalidants. Marcelle fait face avec beaucoup de courage et d'abnégation.

Début 1980, le couple achète une maison au hameau de "Vers le Bois".

En 1985, c'est le déménagement pour profiter d'une retraite bien méritée.

En 1988, la maladie emporte de son mari. La vie s'écoule paisiblement entre son jardin et ses fleurs jusqu'en 2012 où elle est victime d'un accident vasculaire cérébral qui lui laissera de lourdes séquelles. Ne pouvant subvenir seule à ses besoins, avec d'énormes problèmes de vue, elle entre à la maison de retraite de Coligny. La visite de ses enfants et de ses proches lui sont d'un grand réconfort, mais elle n'accepte pas sa dépendance. Son esprit intact enfermé dans un corps figé lui rend la vie extrêmement difficile.

Dimanche 21 février 2017au matin, le personnel de la maison de retraite la trouve endormie pour l'éternité

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Attentive à ses enfants, elle aura eu le bonheur de choyer deux petites-filles et quatre arrière-petits-enfants. Elle aura été d'un dévouement exemplaire pour s'occuper de son mari jusqu'au dernier jour, sans jamais faiblir.

 

Femme discrète, si Marcelle Gavand sortait peu, elle aimait beaucoup recevoir. Qui n'a pas goûté à ses sublimes gâteaux de Savoie, à sa crème au chocolat ou à ses œufs à la neige inégalables!

 

Chacun gardera le souvenir d'une personne souriante, douce, dévouée et à l'écoute des autres, d'une personne qui savait conseiller sans jamais heurter.